samedi, septembre 09, 2006

États généraux de Paris 8 : du nouveau

Voici, pour préparer la rentrée, le compte rendu de la troisième réunion préparatoire aux États généraux de Paris 8, que nous a fait parvenir Charles Soulié. Vous trouverez ci-dessous l'introduction du texte, avec en particulier les groupes de travail et les prochains rendez-vous. Vous pouvez aussi télécharger le texte complet avec la description de chacun des groupes de travail.

De nombreuses préoccupations soulevées par ce texte rejoignent les notres. Nous publions donc ce texte ici pour qu'il soit disponible le plus largement et s'offre à au regard critique et constructtif de tous. Car à la voix des enseignants doit s'ajouter celle des étudiants, pour que les points décidés en commun prennent toute leur légitimité.

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Compte rendu de la troisième réunion de préparation des Etats généraux de Paris 8

Vendredi 7 juillet 2006, 10h, salle A 329
(rédaction, mise en forme : Charles Soulié)

La troisième réunion de préparation des Etats généraux de Paris 8 a rassemblé 29 personnes. Après un tour de table qui a notamment permis à Ivan Toulouse de faire le point sur la réflexion en arts plastiques, à Antoine Da Lage de signaler que le département de géographie présente les Etats généraux dans les brochures distribuées à ses étudiants, à Maurice Courtois de faire un appel à contribution écrite pour le journal des Etats généraux et à Nicole Blondeau de soulever la question de l’accueil des étudiants étrangers à l’heure du CEF, une première description des groupes de travail a été faite par chacun des responsables.


A ce jour, la liste des groupes est la suivante :

1 « La réussite des étudiants à Paris 8 », François Castaing, Jean Marc Meunier.

2 « La question de l’étudiant chercheur », Frédéric Carin.

3 « L’acquisition des connaissances par les étudiants », Gilles Bernard.

4 « L’accueil et suivi des étudiants étrangers », Nicole Blondeau.

5 « Paris 8 et les relations internationales », Pierre Bayard et Jean-Louis Fournel.

6 « Le métier d’enseignant chercheur aujourd’hui », Jean Marc Meunier, Charles Soulié, Viviane Folcher.

7 « Le fonctionnement pédagogique de l’université », Saeed Paivandi.

8 « Les UFR et la recherche », Antoine Da Lage.

9 « La question des disciplines », Denis Bertrand, Mireille Séguy.

10 « Les conditions matérielles de travail à Paris 8 », Jean Yves Rochex, François Sellier.

11 « Gouvernance, gestion et orientation de Paris 8 », Pierre Rabardel

12 « Pouvoir et pouvoirs à Paris 8 (participation, représentation) », Gilles Bernard.

13 « Le PRES de Paris 8 », Bertrand Guillarme, Jean Jaques Bourdin

On trouvera ci après un descriptif rapide des objectifs de ces différents groupes de travail. Nous invitons vivement les personnes intéressées à contacter les responsables de chaque groupe de façon à faire progresser la réflexion collective sur ces thèmes et à alimenter concrètement les Etats généraux.

Mais avant de passer au descriptif des différents groupes, un rappel des dates s’impose :

RAPPEL DES DATES

Le lundi 25 septembre 2006, un message de préparation est envoyé à l’ensemble des personnels de Paris 8. L’idée est de fournir un premier programme d’ensemble à tous et notamment de préparer la rentrée avec les étudiants.

Lors de la semaine de rentrée, qui se déroulera du lundi 9 octobre au samedi 14 octobre 2006, chaque enseignant est invité à parler dans ses cours des Etats généraux de Paris 8. L’objectif est de mobiliser les étudiants autour de cette question, en commençant à faire remonter les intérêts, préoccupations, problèmes de chacun, dans le cadre déjà des départements. Chaque département trouvera les formes appropriées pour réaliser ce travail (enquêtes, cahiers de doléances, journaux, etc.)

Entre le 6 et le 10 novembre 2006, des assemblée générales de département réunissant enseignants, enseignés et personnels, sont organisées dans le cadre d’une journée banalisée et donnent lieu à des écritures susceptibles d’alimenter le Journal et le site des Etats Généraux.

Ces réunions débouchent ensuite sur un forum, ou une assemblée générale, que chaque UFR organisera à la date qui lui convient entre les 13 et 17 novembre 2006, toujours dans le cadre d’une journée banalisée.

Enfin, les Etats Généraux se tiendront lors de l’intersemestre de février sur une période de 2 jours et demi : soit les 8 / 9 / 10 février 2007. Les journées du jeudi 8 et vendredi 9 février seront consacrées aux divers forums, la matinée du samedi 10 février tirant un bilan de l’ensemble.

La prochaine réunion de préparation des Etats généraux aura lieu le :
Mardi 12 septembre 2006 à 10h en salle D 06

télecharger le compte rendu complet


jeudi, avril 20, 2006

Synthèse, point 3 : un vrai budget de recherche et de création.

Pour un vrai budget de recherche et de création
Que signifie un département d'université de 1200 étudiants, 90 doctorants, 110 enseignants avec un budget de recherche de 5000 EUR ?

Notre budget de recherche n'est que de 5000 EUR par an ! Il n'y a pas de budget de création alloué aux enseignants et surtout aux étudiants.

Il faut que nous nous interrogions sur la qualité des masters et des thèses produites dans un tel contexte. Au niveau des thèses il n'existe aucun budget, aucune aide à la recherche. On peut facilement imaginer que dans la précarité et l'indigence absolue, la qualité des masters et des thèses sera dévaluée et basse.

Nous demandons un responsable des partenariats avec les grands mécènes privés et les structures associatives et publiques offrant un soutien à la recherche en art.

Nous appartenons au ministère de l'éducation mais nous sommes artistes. Pourquoi n'y a-il pas une collaboration avec le ministère de la culture en matière d'aide à la création ? Ceci est d'autant plus paradoxal que deux membres de la DRAC île de France siègent au conseil d'UFR.

Il est temps de prendre des nouvelles résolutions radicales, contemporaines, ouvertes au monde, mais également très exigeantes par rapport à l'éducation nationale, à la culture et à notre propre autonomie.

Quelques grandes lignes:
  • Nomination d'un responsable des relations avec les structures de soutien à la recherche et les mécènes - un poste réel et non un simple titre
  • Espaces dédiés à la recherche : salle de réunion, salle de conférence, ateliers
  • Interpellation de la DRAC au sujet du budget recherche du département
  • Mise en place de bourses de recherches
  • Mise en place de bourses de créations
  • Égalité de traitement et de moyens avec les sciences dites dures
  • Mise en relation avec le mouvement des chercheurs en sciences humaines

lundi, avril 10, 2006

Synthèse, point 2 : des relations avec les associations.

La création de relations "diplomatiques" avec les associations
Pour que l'ouverture ne soit pas seulement vers les entreprises commerciales


À une époque où l'on pousse les universités à tisser des relations étroites avec les entreprises locales - le fameux "bassin d'emploi" - et où l'on songe à nommer aux conseils d'administration des universités des chefs d'entreprises, l'université de Saint-Denis Paris 8 ne peut simplement se contenter affirmer être une "université ouverte".

Il s'agit pour le département, l'UFR et l'université de créer un réseau formel et structuré de relations "diplomatiques" avec les associations du 93 - et d'ailleurs - tel que : associations de quartier, associations contre le racisme et les discriminations, de sans-papiers, de mal logés.

Aujourd'hui, de nombreux artistes élabore leur travail artistique en relation avec les associations de quartiers. D'autres encore y sont accueillis en tant qu'intervenant. Renvoyer systématiquement les étudiants ou les enseignants à l'initiative individuelle sur ce point relève de l'idéalisme. Il faut que l'université prenne en compte ces pratiques actuelles, les soutienne et les transmette.

Prenant acte de son immersion au milieu de Saint-Denis, l’Université Paris 8 sera ainsi réellement en mesure de faire partager un peu de ce qui s’y élabore - conférences, expos, concerts - avec le voisinage. Peut-être qu'une partie de la jeunesse du quartier qui de toute manière circule dans la fac – cela fait sans doute partie de notre fonction d’un point de vue urbanistique – considérera le campus non plus comme un terrain de chasse mais comme un lieu qui lui appartient aussi et qu’il faut protéger.


Quelques grandes lignes:
  • Nomination au sein de l'université d'un responsable des relations avec les associations extérieures
  • Réunions et invitations réciproques régulières à chaque niveau : étudiants, enseignants, administration, conseils et direction
  • Intégration au cursus pédagogique du travail avec les associations, au même titre que les stages "professionnels"

Synthèse, point 1 : des ateliers permanents.

(Nous commençons la publication "par épisodes" de la synthèses des différents points soulevés depuis le début du mouvement Arts Plastiques. Le premier point, qui fait l'unanimité, est la création d'ateliers permanents. Il s'agit d'un point à la fois très local et qui découle de notre désir de voir l'université être un outil pour nous faire avancer, et non un instrument au service d'intérêts qui nous dépassent. Toutes les critiques et commentaires sont, comme toujours, les bienvenus !)

Des ateliers permanents
Pour travailler à notre manière


Nous demandons à obtenir au plus vite des ateliers permanents dignes de ce nom à Paris 8. Nous voulons avoir les moyens de travailler à notre manière, sans avoir à abandonner notre pratique pour des raisons économiques et techniques. Nous voulons que l'université soit l'outil qui transforme nos désirs en réalité.

Nous demandons des ateliers ouverts en continue, sur l'ensemble des horaires de cours, où il soit possible de laisser nos travaux. Placards et casiers collectifs sont nécessaires pour ne pas avoir à transporter sans cesse les œuvres et matériaux.

Un premier atelier est disponible depuis quelques semaines, mais il ne ferme pas réellement avec une porte et des fenêtres cassées, la clef n'est disponible qu'aux horaires d'ouverture du secrétariat premier cycle, il devient salle de cours le jeudi et vendredi après-midi, et les serrures des portes et du placard à matériel sont très aisées à forcer. La gestion en a été confié à deux ou trois étudiants, qui ne peuvent évidemment à eux seuls remettre en état et faire tourner un atelier pour près de 1300 étudiants : ces ateliers doivent être pleinement intégrés aux fonctionnement administratif et pédagogique de l'université.

Quelques grandes lignes:
  • Libération totale de la salle A070 comme atelier permanent
  • Remise en état, peinture, serrurie, huisserie
  • Gestion des clefs à revoir complètement : création d'une réception ou mise en place d'une porte électronique à carte, etc.
  • Travaux permettant la réunion de tous les boxes pour constituer un second atelier. Prévus depuis longtemps mais toujours pas exécutés.

Le CPE est mort, mais la précarité de l'université est toujours présente !

Après le CPE combattons la politique de précarité du ministère dans l'université française !

Mobilisons-nous tous pour un changement de politique, pour une prise en compte des vraies raisons qui nous ont poussés dans la rue !

Étudiants, enseignants, personnels, il ne faut pas que nos combats soient défensifs, mais offensifs, pour un avenir meilleur !

N'oublions pas que le CPE a été l'allumette qui a mis le feu aux poudres du mécontentement social. Il y a eu aussi l'embrasement des banlieues signifiant l’extrême misère sociale dans le pays et ses effets dévastateurs. Qu'est-ce qui va se passer maintenant après le retrait du CPE ?

Pourquoi pendant notre mouvement nous n'avons rien dit dans les AG de la précarité qui nous frappe tous, de la médiocrité de nos études, de la dévaluation de nos diplômes dans le marché de l'emploi, du besoin de modernisation du contenu de nos études, du manque cruel de moyens alloués par étudiant, de la discrimination budgétaire entre les grandes écoles de l'élite et l'université ?

Pourquoi l'arrêt du mouvement est conditionné par les syndicats d'étudiants et de salariés juste au retrait d'un texte ignoble, mais qui ne concernait que 160.000 jeunes sans aucune formation ?

Pourquoi, même si on comprend bien la défense du code du travail, rien n'est proposé pour avancer, changer, améliorer concrètement par les organisations étudiantes, syndicales et les partis politiques, surtout de la gauche ?

Pourquoi il n'y a aucune proposition dans le mouvement universitaire à propos de la précarité générale, à la fois sociale, mais surtout universitaire, ce qui nous concerne au plus haut degré ?

Exigeons plus de moyens alloués par étudiant en université, et surtout pour notre mal lôtie Paris 8 du 93 !

Pensons à la précarité interne réelle vécue par les chargés de cours aux statuts scandaleux définis par le ministère de l'Education Nationale et de la Recherche.

Pensons à l'absence de professionnalisation après la plupart des Licences et des Masters de Paris 8.

Pensons à l'indécence de moyens nuls proposés pour la Recherche à notre université...

Voilà ! Ne nous trompons pas de combat. Le CPE retiré, battons-nous pour que ça change déjà à l'intérieur de nos départements, UFR, notre Université précaire...

Nous sommes comptables de nos actes militants ! Au-delà du refus et de la protestation, le temps des propositions concrètes qui nous concernent est arrivé !

Ouvrons dès maintenant les commissions-ateliers par Département en vue des Etats Généraux de Paris 8, votés par le Conseil d'administration pour février 2007. Donnons à notre combativité la juste direction et n'arrêtons pas notre mouvement !

Rejoignons-nous tous, étudiants et enseignants, avec nos analyses et propositions pour un avenir meilleur.

dimanche, avril 09, 2006

La précarité interne réelle à Paris 8

(Cette lettre est adressé à François Castaing, enseignant en Gestion, UFR AES-IME, en tant qu'élu au Conseil d'administration de l'université avec la liste "Paris 8 Autrement" et syndicaliste FSU. Mais en même temps elle constitue un appel à tous les enseignants et personnels Iatoss titulaires à prendre position sur la question de précarité réelle et scandaleuse des Chargés de cours dans l'université française et particulièrement dans notre département arts pastiques, fruit d'une politique réactionnaire du Ministère de l'Education nationale et de la Recherche. Cette lettre se veut aussi un appel solennel de mobilisation et de participation au débat à tous nos enseignants titulaires à propos du combat constructif que nous menons pour une augmentation du niveau des moyens qui nous sont alloués, afin d'améliorer le niveau des études proposées et de la recherche en Arts, les possibilités réelles de professionnalisation dès la Licence pour les étudiants, sans oublier la modernisation nécessaire de l'organisation globale de notre département et de notre université, dans la perspective des États généraux de Paris 8.)

La précarité interne réelle à Paris 8, le problème statutaire des chargés de cours et les états généraux de l'université. À François Castaing

Cher camarade Castaing,

Je voudrais attirer votre attention sur le fait que la SITUATION DE PRÉCARITÉ RÉELLE dans l'université n'est pas discutée en assemblée générale.

Nous nous posons la question pourquoi vous ne dites absolument rien sur les mille autres problèmes de fonctionnement de notre université (pédagogie, mise en place du LMD, professionalisation, Recherche (budget arts plastiques 5000 euros !), postes, moyens inexistants, budget par étudiant, discrimination de financement par rapport à d'autres universités et surtout par rapport aux "grandes" écoles dites d'élite, etc) et vous vous polarisez sur le seul CPE (et le "management" de notre feu le président), qui, comme vous le savez pertinamment n'est que la goutte qui a fait déborder le vase du mécontentement social général.

Nous comdamnons l'hypocrisie de l'administration de notre université, mais également, la sourde oreille (de fait complice, lisez Althusser !) des personnels enseignants titulaires et Iatoss (surtout ceux parmi eux qui s'autoproclament dépositaires du combat anticapitaliste, comme si nous-mêmes n'étions que des pantins) face à la précarité vécu par les centaines de nos Chargés de cours notamment, pour lequels rien ne se propose face à un destin précaire pire que celui d'un CPE ou CNE.

Cette attitude de la part des collègues titulaires est condamnable et politiquement ne fait que le lit de la droite ! Vous savez parfaitement (et si vous ne le savez pas je vous dis qu'en arts plastiques par exemple 70% des enseignants sont des chargés de cours) qu'une majorité de ces chargés de cours n'ont pas d'emploi autre que leur charge de cours, qu'ils vivent d'expédients, mais tout le monde (et surtout ces soi-disant anticapitalistes combattants des AG) soutient l'hypocrisie ambiante du système, à savoir, on balaie d'un revers de la main la question, comme étant des perroquets du ministère : "un chargé de cours est supposé selon la loi avoir un autre emploi qui lui fournit ses revenus principaux et sa sécurité sociale". Arrêtons cette farce et cette hypocrisie, ouvrez les yeux sur des vraies raisons de mobilisation et d'exaspération interne, il est temps que les comportements changent dans cette fac de banlieue !

Etant donné votre engagement politique, institutionnel et pédagogique, ainsi que vos responsabilités d'élu dans notre université, nous vous prions d'élever le débat et de contribuer par votre influence et sens du juste combat à la mise en place au plus vite d'Etats généraux par Département et UFR, qui doivent aboutir à une Plate-forme de propositions CONCRETES et CONSTRUCTIVES à travers une vraie démocratie interne, directe et participative et non pas par le biais de protestations stériles et hystériques d'une minorité de "fontionnaires casés prétendûment révolutionnaires" qui feront de nous tout juste après les vacances des comparses éhontés et terrassés d'une politique de droite ! Cette Plate-forme doit arriver et être défendue au plus vite devant les instances qui nous repré��sentent, les syndicats, les partis et bien entendu, être déposée sur le bureau du ministre de l'Education nationale et de la Recherche constituant l'objet de vraies négociations sur l'Université, les moyens nécessaires à son fonctionnement décent, les statuts inacceptables des chargés de cours à redéfinir ou inventer, entre autres.

Il ne faudrait pas, cher camarade Castaing, se tromper de combat ! La logique du CPE qui a mis le feu aux poudres est déjà à l'oeuvre à l'intérieur de l'université française depuis longtemps. Il est enfin temps de nommer ce qui ne va pas et se battre pour que ça change !.

Comptant sur votre sens de militant, d'élu responsable et sincère, votre compréhension et votre solidarité

Georges Mutsianos
pour le Mouvement arpla


Réponse de François Castaing

Nous avons prévu et fait voter par le CA la tenue d'états généarux pour P8 à horizon février 2007, ce qui signifie la mise en place de commissions/ateliers dans les semaines qui viennent.

Evidemment, il me semble que la question de la précarité aura toute sa place dans ce cadre.

Toutefois, je me permet de faire remarquer que la situation de précaire des chargés de cours est différencié selon les situations. Sans doute en Arts est-ce là qu'une proportion de précaires parmi les chargés de cours est importante. Ce n'est pas le cas partout. Cela n'enlève rien à la nécessité de dénoncer ce type de situation et surtout une réflexion sur les modalités pour en sortir. L'obligation d'emploi pour être recruté n'en est effectivement pas une pour ceux actuellement précaires... Elle encourage même des pratiques de prête nom peu acceptable.

Cordialement
François Castaing

Questionnaire aux étudiants de Licence Arts plastiques, enquete sur les bilans pédagogiques de février 2005, par Georges Mutsianos

Département Arts Plastiques - Licence Arts Plastiques
Enquête effectuée lors des bilans de février 2005

Analyse des données recueillies du questionnaire à tous les étudiants

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L’analyse des données qui suit est basée sur les réponses d’un échantillon représentatif de 46 questionnaires sélectionnés sur un ensemble de 87 reçus. Néanmoins, ces questionnaires ont été envoyés à l’ensemble des inscrits en 1er cycle Arts Plastiques, et ce, encore (!) par la Poste.

Les autres départements de l’UFR (invités par le secrétariat du 1er cycles Arts) s’en sont inspirés et ont également (avec des modifications minimes) procédé à un usage du même « Questionnaire », sans en avoir fourni d’écho, au moins pour le moment !

Les questionnaires ont été rendus en grande majorité pendant les 7, 8 et 10 février, journées de bilans pédagogiques d’inter-semestre, le reste étant reçu pendant le mois qu’a suivi les bilans. Pendant ces journées, les étudiants se sont présenté, en majorité absolue, pour la demande du DEUG.

Ces étudiants, en majorité absolue également, sont donc supposés étudier les Arts plastiques à Paris 8 pendant au moins 2 ans et demi (5 semestres). Cette durée de 2 ans et demi confère aux réponses un statut de crédibilité, basé sur l’expérience globale acquise et vécue durant la scolarité. Ceci est pris en considération pour l’évaluation de la valeur représentative des données recueillies et de leur qualité véridique en tant qu’échantillon de référence.

Qu’il soit dit en passant, mais pas comme vox in deserto : lors de la rédaction du Questionnaire, et malgré mon analyse et volonté contraires, nous avons renoncé, d’un commun accord avec le Secrétariat et le Responsable de la Licence, à toute question portant sur une évaluation des enseignants et des enseignements par les étudiants. A l’heure actuelle, toute évaluation des contenus et de l’efficacité pédagogique et didactique risquant de provoquer des désagréments internes importants à ce corps enseignant. Voici, donc, le grand tabou de la vieille tradition vincennoise, encore tenace, le plus beau symptôme institutionnel de l’Université Paris 8 ! Mais, soyons sincères : si on veut véritablement avancer, il faudrait arrêter d’avoir peur de la critique interne ou de la parole des étudiants, fût-elle « téléphonée », voire « idéaliste ». Car, même lorsqu’ils ont « des problèmes d’écriture », ils « savent » ce qu’ils disent et nous devrions, en tant que pédagogues, être capables de le « lire » et le considérer à sa juste valeur.

Nous avions alors voulu juste faire une estimation de ce qui pouvait rapidement (à la rentrée de septembre 2005) et « à moyens constants » (principe de réalité) être amélioré à l’occasion de l’application de la réforme LMD. Un minimum, donc, déjà pas mal ! Mais, surtout, nous avions voulu renforcer notre certitude que cette affaire LMD, plus qu’une réforme à moyens constants, devrait, à mon avis, ne pas se priver de l’espoir et de la volonté d’aller mieux, pour tous.


Georges Mutsianos, tuteur 1er cycle arts plastiques, responsable des stages L2.

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Profil général et social de l'étudiant en Arts Plastiques à Paris 8

1.Sexe

Sur 46 personnes, 32 sont de sexe féminin et 13 de sexe masculin, 1 nspp.
Les filles représentent presque le 70% (69,5%) et les garçons 30% de l’ensemble des questionnés.


2. Age

La moyenne d’âge des étudiants de l’échantillon est de 21,8 ans.


3. Année de naissance et lieu de naissance

Nos étudiants sont nés pendant la première moitié des années 80.
La moyenne indique l’année 1983.

29 de ces étudiants, soit le 69%, sont nés en Région Parisienne
5 en province et 1 en dom, soit 13%
1 en Allemagne (Europe), 1 en Colombie (Amérique Latine) et 1 au Burundi (Afrique), ce qui donne environ 6,5% de personnes nées à l’étranger.


4. Nationalité

Sur 46 personnes les 42 sont de nationalité française, 1 belge et 3 nspp.


5. Langues parlées

43 réponses sur 46 questionnaires.

4/43 personnes, soit 1 sur 10 parle uniquement français.
5/43, soit 1 sur 9 se déclare bilingue (1 fr/vietnamien, 1 fr/kabyle, 1 fr/espagnole, 1 fr/anglais, 1 fr/allemand).

33/43 déclarent parler anglais, environ 3 personnes sur 4 globalement. Des 43 personnes, 3 parlent couramment et, 20 moyennement, ce qui donne un rapport de 1 sur 2. La moitié des personnes interrogées déclare parler anglais moyennement, ce qui est plutôt compatible avec la « basse moyenne » des notes observées en anglais (EC de Langue). Enfin, 6 ont des notions, 4 nspp. Il en sort 50% des étudiants parlant un « anglais de base ».

16/43 personnes parlent espagnol (dont 3 couramment, 9 moyennement et 4 notions), soit 1 sur 4.
5/43 personnes parlent portugais (dont 2 couramment, 2 moyennement et 1 notions), soit 1 sur 10.
9/43 personnes parlent allemand (dont 1 couramment, 3 moyennement et 5 notions), soit 1 sur 11.
2/43 personnes parlent couramment corse, soit 1 sur 20.
4/43 personnes parlent italien, dont 2 moyennement, soit 1 sur 20. Aussi, 2 ont des notions.
1 personne parle couramment arabe
1 personne parle couramment swahili
1 personne parle couramment créole
1 personne parle moyennement catalan
2 personnes ont des notions de russe
1 personne a des notions de grec
1 personne a des notions de chinois


6. Domicile personnel

24/38, soit 63% des étudiants habitent encore chez leurs parents.
14/38, soit 37% ont quitté le domicile parental.


7. Autonomie financière

18/44, soit 40,9% sont financièrement autonomes
22/44, soit 50% sont financièrement dépendants
4/44, soit 9% sont partiellement autonomes


8. Activité professionnelle ou job alimentaire

13/44, soit environ 30% n’exercent pas d’activité professionnelle, soit 1 sur 3 est à 100% étudiant.

26/44, soit 59% ont un emploi.
Plus de la moitié des étudiants, 3 sur 5, consacrent du temps à un travail pour gagner en autonomie

5/44, soit 11% sont à la recherche d’un emploi

10/44, soit 23%, presque 1 sur 4, déclare travailler en relation avec des enfants (baby-sitting, soutien scolaire, assistante d’éducation en collège, animation en centre de loisirs). Cela correspond au tiers de l’ensemble de ceux qui déclarent travailler.

6/44, soit 13,6%, 1 sur 7, exercent un emploi de vente (vendeur magasin, télémarketing, téléconseillère).

5/44, soit 11,4%, exercent un métier en rapport avec les arts graphiques (maquettiste, graphiste, illustration d’albums jeunesse, laboratoire photo).


9. Heures travaillées

28/44, soit 63,7% déclarent des heures de travail.
La moyenne par étudiant est de 15 h/semaine, environ.
La tendance forte est un temps partiel de 20 h/semaine, la moyenne se réduisant par le peu d’heures consacrées (de 2h à 5h) à une activité comme le baby-sitting occasionnel.

Pour comparaison : un étudiant en Deug, avec une présence assidue à l’université, doit consacrer au moins 17,5 h par semaine pour assister aux seuls cours, sans parler des heures d’étude et de pratique, ainsi que des heures de temps libre.


10. Espace de travail personnel au sein du logement

12/45, soit 26,6% des étudiants (1 sur 4) ne disposent pas d’un espace personnel de travail au sein de leur logement.
32/45, soit 71% des étudiants disposent d’un espace personnel de travail dans leur logement.
27/45 précisent le nombre de m2 de cet espace. La moyenne de superficie obtenue est de 19,7m2.
Néanmoins, la tendance est faussement tirée vers le haut par la présence dans l’échantillon d’une étudiante de 40 ans déclarant une superficie de 150m2 et d’une autre déclarant 50m2.
La moyenne de superficie obtenue après le correctif est de 13,8m2 par étudiant, ce qui revient à la superficie (parfois même partagée) de leur chambre.


11. Ordinateur

2/3 des étudiants déclarent posséder un ordinateur personnel et 1/3 n’en possède pas.


12. Connexion à Internet

20/44 n’ont pas de connexion à Internet chez eux (1 sur 2 environ).
23/44 (1 sur 2 environ) possèdent une connexion à Internet, dont 19/44 en haut débit.


13. Temps de trajet pour venir à Paris 8

La durée moyenne du trajet pour venir seulement à l’université est de 67 minutes par étudiant.
Le temps global consacré par l’étudiant au transport est donc de 134 minutes par jour (2h et 15min).


14. Moyens de transport

32/43, soit presque le 75% des étudiants utilisent le métro, seul ou combiné.
11/43, soit seulement le 25% (1 sur 4) n’utilise que le métro pour venir à l’université.
16/43, soit 37% des personnes combinent RER ou/et SNCF avec le métro.
17/43, soit environ 40% des interrogés prennent le RER, ou un train de banlieue SNCF, combiné.
12/43, soit 28% environ prennent le bus, seul ou combiné.
4/43, soit 10% utilisent leur voiture, seule ou combinée.
4/43, soit 10% également utilisent le tramway combiné.
3/43, soit 7% n’utilise que la voiture.

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Profil éducatif moyen de l'étudiant en licence Arts Plastiques à Paris 8


1. Orientation professionnelle visée à la fin des études

8/46 soit le 18,6% des étudiants (1 sur 5) répondent qu’ils « ne savent pas » ou « n’ont aucune idée » d’objectif professionnel à l’issue de leurs études. 1 étudiant sur 5 s’avère actuellement sans aucune orientation professionnelle (au moins esquissée) à la fin du Deug.

14/46 soit 30,4%, ce qui fait 1 étudiant sur 3, souhaite après la Licence intégrer un IUFM afin de préparer les concours du CAPES ou de l’Agrégation avec comme objectif de devenir prof d’arts plastiques au sein de l’Éducation nationale. Parmi les 14/46, 3 précisent une préférence pour le métier de professeur des écoles ou de professeur d’arts plastiques à la Mairie de Paris, et 1 souhaite enseigner l’art au Lycée ou à l’université. Globalement on désigne nommément comme objectifs l’IUFM et le Capes.

23/46 soit 50% des étudiants, la moitié de l’échantillon, vise une activité professionnelle concrète dans la production artistique ou appliquée.

Sont mentionnées :

  • Illustration
  • Bande dessinée
  • Publicité
  • Communication visuelle
  • Direction artistique
  • Graphisme publicitaire
  • Maquettiste
  • Dessinateur graphique
  • Packaging
  • Infographiste
  • Animation 2D et 3D (dont cinéma d’animation)
  • Jeux Vidéo
  • Audiovisuel, montage, édition vidéo, édition son
  • Vidéo numérique, multimédia, installations interactives
  • Cinéma (conception et réalisation décor)
  • Théâtre (scénographie et objets)
  • Architecture d’intérieur
  • Métiers de l’exposition (art contemporain, milieux culturels)
  • Maison d’Édition
  • Artiste
  • Intégrer une autre école : Beaux-arts (devenir infographiste)
  • École Négocia, formation décorateur et étalagiste
  • École de Design Produit
  • École privée de management culturel


2. L’enseignement suivi à Paris 8 prépare-t-il à l’activité professionnelle visée ?

14/46 soit 30,43% des interrogés répondent « oui » sans hésitation.
Dans cette tranche, largement majoritaires sont ceux qui choisissent comme objectif de devenir enseignants (et ce, indépendamment des chances d’y parvenir au vu de très peu de places proposées aux concours ; là-dessus les étudiants ne sont pas du tout informés).
Il y a notamment certains qui ont comme objectif la BD et les Nouveaux Média.

14/46 soit 30,43% des interrogés répondent « oui et non », « plus ou moins », « un peu », « en partie », « oui pour la théorie, non pour la pratique », « oui, mais très peu, manquent des moyens en informatique », « pas vraiment ». En général, ils indiquent comme raison négative l’absence de pratique adéquate à leurs objectifs professionnels.

9/46 soit 19,56% (environ 20%) répondent clairement « non ».
Les raisons majeures du « non » sont : « les cours pratiques ne sont pas assez nombreux (dans le cursus)» et « absence de spécialisations », « l’enseignement jusqu’en licence est général, mais ne prépare pas à un métier », « non, ce n’est possible qu’après bac + 5 », « manque l’enseignement de la pédagogie et de la psychologie », « on n’enseigne pas la méthode ».

Enfin, le reste, 9/46 également, soit environ 20% ne se prononcent pas, ou répondent « je ne sais pas », « je ne suis pas bien informé ».


3. Cours théoriques

36/46 soit le 78% des étudiants répondent « oui », l’enseignement comporte les cours théoriques nécessaires.

4/46 soit 8,7% répondent « non », « plus ou moins », « je ne sais pas », « on reste dans l’histoire passée, rien sur les questions actuelles ».


4. Cours Pratiques

25/46 soit 54,3% des étudiants répondent « oui », l’enseignement comporte les cours pratiques nécessaires. Parmi ces étudiants qui répondent « oui », la grande majorité a comme objectif le Capes.

18/46 soit environ 40% des interrogés répondent « non ».
On insiste sur ce point : « on ne fait rien à la fac, les créations se font à la maison ».


5. Les enseignements qui manquent

5/46 soit un 10,8% répondent qu’il n’y a « aucun » enseignement qui manque, 3/46 soit 6,5% nspp.

38/46 soit 82,6% de l’ensemble considèrent qu’il y a des enseignements pratiques qui manquent.

Nommément, les étudiants désignent les manques comme manques "de toute nature", à savoir l'enseignement qui manque n'est pas séparé de ses conditions matérielles :
  • Informatique (théorique et pratique tous types de logiciels en relation avec la Vidéo et Son)
  • Pratique « académique » du dessin dès la 1ère année (modèle, nu, perspective, techniques diverses). 1 sur 5 étudiants demande un bon apprentissage de base du Dessin.
  • Peinture (demande d’ateliers ou locaux en dehors des salles de cours)
  • Mise en espace (architecture et scénographie, sculpture, espaces pour des installations)
  • Méthodologie pratique et pédagogie de l’art (comment transmettre l’art, travailler avec des « publics »)
  • Enseignements techniques spécialisés pour un métier envisagé ou un domaine artistique précis
  • Ateliers collectifs ouverts aux seuls étudiants en Arts plastiques pour réalisations personnelles
  • Réalisation de « projets » dirigés
  • Plus de stages obligatoires proposés
  • Matériel, outils, moyens, locaux

6. Échanges européens et internationaux

22/46 soit presque la moitié des étudiants n’envisage pas de suivre une partie de la formation dans le cadre des échanges universitaires. Pour 3/43 la raison est l’absence de moyens financiers ou de bourse.

L’autre moitié des étudiants répond « oui » ou « pourquoi pas ».
Les pays et les villes mentionnées sont :

  • Espagne (Barcelone, Madrid, Grenade) 20% des interrogés
  • USA (New York) 10,8% des interrogés
  • Angleterre 4,3%
  • Allemagne 4,3%
  • Pays anglophones
  • Grèce (Beaux-arts d’Athènes)
  • Pays d’Afrique
  • Australie
  • Canada
  • Chine
  • Suisse
  • Mexique

7. Intérêt porté pour un médium ou pour des pratiques artistiques

10/46 soit 21,7% de l’ensemble mentionnent le Dessin seul ou associé à d’autres pratiques.
Le Dessin, nommé « académique », est considéré par la majorité des étudiants comme la base nécessaire à toute expression plastique en général et expriment une forte demande d’apprentissage.
5/46 soit la moitié de ceux qui mentionnent le Dessin le pratiquent seul en tant que « Croquis ».
Les étudiants précisent mieux l’intérêt qu’ils portent au dessin en tant que « technique spécifique appliquée » selon les domaines visés : Bande dessinée, dessin et palette graphique (ordinateur), dessin pour cinéma d’animation (2D et 3D), dessin lié à la peinture, dessin architectural, stylisme.


10/46 soit 21,7% des étudiants mentionnent la Peinture seule ou avec d’autres pratiques.
(6/46 soit un 13% qui mentionne la Peinture comme pratique vise le Capes et l’IUFM)
Pour 5/46 c’est la peinture seule, avec mention de l’intérêt porté pour la couleur et la forme, l’aspect ludique.
Pour 2/46 la peinture est associée au dessin
2/46 peinture et écriture, calligraphie
2/46 citent la peinture avec photo, installations, performances, films


16/46 soit presque 35% des étudiants mentionnent des pratiques qui nécessitent des connaissances de logiciels informatiques pour le travail sur ordinateur. Il s’agit du Dessin assisté par ordinateur, de l’Animation 2D et 3D, Infographie, Photographie, Vidéo, Son, Multimédia (nouveaux média), Musique, Interactivité, Internet, Dessin d’Architecture.


8/46 soit 17,4% mentionne la Vidéo seule ou associée. On reconnaît le lien qui existe dans la production entre Photo, Film, manipulation de l’Image, Ordinateur, Performance, Espace, Mouvement.


6/46 soit 13% également sont intéressés par la Photographie, seule ou associée.
On utilise l’image photographique fixe en tant que « tableau » ou « document », mais aussi, en tant qu’art numérique, conjointement à la Vidéo et au Son.


6/46 soit 13% sont intéressés par la notion ou l’acte de l’« Assemblage de matériaux divers et d’objets ». On mentionne deux fois la « Sculpture », plusieurs fois le terme « bricolage », « Installation dans l’espace », « Travaux en 3D avec divers matériaux », « constructions », « Modelage », « Moulage en latex ».

6/46 soit 13% déclare être intéressé par « toutes les pratiques pour toutes les raisons », les pratiques et réalisations pluridisciplinaires ou « transversales ».


8. Alternative en cas d’échec du premier objectif professionnel

14/46 soit 30% des étudiants déclare n’avoir « aucune idée » d’alternative professionnelle.

9/46 soit 19,50% voit l’alternative dans les concours de l’Éducation nationale (Capes, Agrégation)

3/46 soit 6,5% reprendra l’activité d’avant les études en arts plastiques (PUB, Photo, Graphisme, instit)

14/46 soit 30% des étudiants ne veulent pas penser à l’éventualité d’être confronté à une telle situation.
On mentionne, entre autres issues : « panique et dépression », « continuer études ailleurs », « manque d’information sur les masters proposés à Paris 8 », « rester smicarde jusqu’à 40 ans », « action humanitaire en Afrique », « impossible de faire autre chose qu’en rapport avec l’art et la culture », « autres concours dans d’autres domaines », « le contexte sociopolitique actuel n’offre pas d’insertion satisfaisante en arts plastiques », « trouver des stages afin de rencontrer des gens et faire des choix ».


9. Orientations visées pour la nouvelle Licence LMD

9/46 soit 19,5% des étudiants ne se prononcent pas.

9/46 soit 19,5% choisit 1 seule orientation.
11/46 soit 24% choisit 2 orientations
7/46 soit 15,2% choisit 3 orientations en même temps
4/46 soit 8,7% choisit 4 orientations en même temps
4/46 soit 8,7% choisit 5 ou 6 orientations en même temps.


Orientations Choix Nombre

Pratiques artistiques – PAR +++++++++++++++++++++++++ 25
Nouveaux Media – NME +++++++++ 9
Arts et Technologies de l’Image – ATI +++++++++++++++ 15
Design d’espace – DEE ++++++++ 8
Photographie – PHO +++++++ 7
Ingénierie et Médiation culturelle – IMC+++++ 5
Enseignement de l’art – EAR ++++++++++++++++ 17
Esthétique, Critique – EST +++++++ 7


Globalement nous avons seulement 20% avec 1 orientation choisie.
24% déclarent 2 orientations
SOULIGNONS QUE LES TROIS QUARTS DES ÉTUDIANTS 76,6 % ONT UN SÉRIEUX PROBLÈME D'ORIENTATION : soit 20% des étudiants n’ont choisit aucune orientation et 56,6% des étudiants pose aussi problème à cause de choix multiples.

Aussi, il faut souligner le flou actuel à l’intérieur de l’orientation générale Pratiques artistiques, étant donné que 30% des étudiants la choisissent afin de passer les concours Capes et Agreg et les autres pour des débouchés très variés aussi bien qu’imprécis.


10. Orientations qui manquent à la liste proposée

6/46 soit 13% des étudiants répondent qu’il n’y a pas d’orientations qui manquent à la liste proposée ou déclarent ne pas savoir.

10/46 soit 21,7% nomment les « orientations » suivantes : Illustration, Textile, Architecture des expositions (scénographie et mise en espace), Art Sonore, Sorties culturelles accompagnées par un enseignant, Communication visuelle, Plus de diversité dans la Pratique artistique, Théâtre et arts du spectacle, Graphisme, Infographie, Architecture, Design de produit.

Parmi ces réponses, on peut distinguer la demande répétée des étudiants pour des orientations qui offrent des débouchés professionnels identifiables, par exemple :

Communication visuelle (Graphisme, Illustration, Infographie, Dessin 3D, presse, publicité).

Le reste des étudiants ne se prononce pas.


11. Quelles disciplines associer à la formation actuelle selon les besoins des étudiants

24/46 soit la moitié des étudiants propose des disciplines à associer au parcours de formation ou à renforcer certaines qui en font déjà partie.

7/24 soit 29,16%, presque 1 étudiant sur 3 (parmi ceux qui se sont exprimés) propose d’associer à l’orientation actuelle « Médiation culturelle » (évoquée aussi en tant que « Culture et Communication ») les disciplines suivantes : Littérature, Philosophie, Économie de l’art, Marketing de l’art, Commerce de l’art contemporain. Aussi, ils souhaitent une vraie connexion avec les milieux artistiques professionnels : « avoir des profs qui viennent des agences de pub, des galeries, des magazines d’art contemporain, des artistes, nous parler de ces milieux et nous ouvrir la voix ».

5/24 soit 20,8% des exprimés ont besoin de plus de « Cinéma, Vidéo, Audiovisuel, Son, Musique »
3/24 soit 12,5% des exprimés ont besoin de plus d’« Informatique » (dont 1/24 associée à la Philosophie)
3/24 soit 12,5% veulent plus de « Langues étrangères »
1/24 propose la « Danse » (comme travail sur le corps et liée à la Performance)
1/24 propose « l’ Architecture des expositions et la mise en espace, car les écoles privées sont chères ».
1/24 mentionne avec justesse l’absence d’une « discipline qui préparerait à l’Éducation artistique ». (Il s’agit d’une Psychopédagogie et Méthodologie de la transmission artistique qui aiderait surtout celles et ceux qui travaillent avec les publics jeunes et adultes dans des institutions artistiques et muséales notamment. Ceci afin de répondre à la question : Comment parler d’art aux non-initiés ?)


12. Les besoins en locaux, la nature et l’organisation pédagogique du travail à y effectuer

27/46 soit presque 60% des étudiants consultés estiment qu’il y a un grand manque d’espaces de travail.
40% ne se prononcent pas.


a) De l’apprentissage à la production artistique informatisée. Traitement numérique global de l’Image fixe et mobile

7/27 soit 26% des exprimés (plus d’1 sur 4) pointent la nécessité d’une plus grande salle informatique supplémentaire au sein du département arts plastiques, où l’on pourrait travailler en dehors des heurs de cours, pour l’apprentissage et la réalisation de travaux et projets, sans avoir besoin de rentrer chez soi pour travailler. Ce gros quart des étudiants exprimés souligne que « toute la chaîne de l’apprentissage à la production artistique informatisée en arts plastiques » doit impérativement s’améliorer.

Il est signalé également la nécessité d’équipement en logiciels concernant le travail de Montage Vidéo, Traitement d’image, Traitement du Son et de Programmation.
On demande qu’un service aux étudiants soit possible en Impression couleur A4 et surtout A3, en duplication aussi, notamment en gravure de DVD.

Il est signalé que les Studios Son et Vidéo, déjà existants, doivent s’améliorer en équipement et surtout, on pointe les dysfonctionnements et les conditions d’accès actuels qui s’avèrent défavorables. À défaut, on demande une salle de montage vidéo réservée aux arts plastiques.
On exprime le désir d’avoir accès aux machines de développement et tirage Photo qui, actuellement, ne bénéficient qu’aux étudiants Photo uniquement (Les labos sont réservés aux CP et MST).


b) Ateliers équipés en outils et matériaux, dirigés ou surveillés, mais en accès libre,
destinés à tous travaux et élaborations plastiques.


12/27 soit 45% des exprimés pointent l’absence d’un grand atelier collectif, ou généralement des espaces - ateliers pour travailler correctement, en dehors des heures de cours, seul ou en groupe. On désire ces espaces « calmes », « surveillés » et dotés de « casiers personnels » ou d’un service de consigne.

Pour les travaux photographiques il est demandé des « chambres noires ».

Ces espaces doivent être réservés exclusivement aux arts plastiques et doivent également être dotés de matériel et de machines de travail ( photocopieuses, divers matériaux fournis, machines de découpe et outils nécessaires pour tout type de travail plastique). Il est évoqué l’exemple des ateliers de l’Ensb-a.


c) Espace de présentations de travaux et de réunions

Enfin, on souhaite avoir des locaux pour des « présentations de travaux », le « travail sur l’exposition » et des réunions de travail « dans le cadre des travaux de groupe ». On évoque plusieurs fois le « besoin de calme ».


13. Les informations affichées aux panneaux du Secrétariat

19/46 soit 41,3% des étudiants trouvent les infos nécessaires affichées et répondent « oui ».

13/46 soit 28,3% répond « non » et certains précisent : « mal organisé, info parasitée, c’est le fouillis, une hiérarchie serait bienvenue ».

10/46 soit 21,7% répond « oui, mais pas toujours », « oui, sauf que ». Ce qui est surtout reproché c’est que « l’info arrive après coup », « en retard », notamment pour signaler « l’absence d’un enseignant », « un changement de date, d’horaire de cours, de changement d’emploi du temps » ou qu’elle arrive aux intéressés « après la date limite » concernant des obligations d’ordre administratif ou pédagogique.


14. Évaluation du service du Secrétariat selon les besoins des étudiants

22/46 soit 50% (moitié des étudiants), trouve au Secrétariat le service dont il a besoin et répond « oui ».

14/46 soit 30,4% des étudiants répondent au conditionnel : « ça dépend », « pas toujours », « oui, mais ».
Les raisons avancées sont : « secrétariat fermé lors des intercours », « la qualité de l’accueil laisse à désirer », « oui, quand il est averti », « oui, à part qu’on a l’impression de toujours les déranger », « ça dépend des jours et des humeurs », « je regrette l’absence à midi, besoin de permanence utile ». On propose que certaines infos dispensées uniquement par les profs, notamment des « dates de partiels, rattrapages », soient disponibles au secrétariat.

6/46 soit 13% des étudiants ne trouvent pas le service dont ils ont besoin au Secrétariat et répondent « non ». (1/46 dit « non, on a plus d’acquis que les gens qui y travaillent »)

4/46 soit 8,7% ne se prononce pas


15. Tutorat

29/46 soit 63% des étudiants interrogés répondent qu’ils ont eu recours à l’aide d’un tuteur.
Le recours à un tuteur a eu comme sujet :

  • Le rapport de stage
  • Le passage en Licence
  • « Pour qu’il regarde avec moi les notes à valider »
  • Précisions sur des démarches administratives à suivre
  • La demande du Deug
  • Erasmus
  • Explication et aide à l’inscription en Licence conditionnelle et meilleure compréhension des étapes
  • Besoin d’aide pour savoir les cours à suivre
  • Pour y voir clair, je ne savais pas où j’en étais.
  • Renseignements sur les cours, les inscriptions et les UE optionnelles
  • Réorientation
  • Demande d’équivalences, car elles sont très mal expliquées
  • Amélioration de l’utilisation de l’ordinateur
  • Emploi du temps et sélection des cours à suivre
  • Choix des profs
  • Combler aux manques du Secrétariat
  • À cause du problème du cours de mme Hersant (réservé uniquement aux CP), toujours pas résolu
  • La façon de gérer les UE et EC
  • Organisation et meilleure compréhension
  • Les Bilans pédagogiques semestriels

13/46 soit 28% des interrogés répondent qu’ils n’ont pas eu recours à l’aide d’un Tuteur.

Parmi ces étudiants, certains expliquent pourquoi : « je me débrouille, je demande à un prof ou autre élève », « pas super utile et pas souvent présent », « cela ne s’est pas présenté », « le secrétariat a toujours su répondre à mes questions », « leur présence ne correspond pas à la mienne », « je n’en ai pas encore eu besoin ».


16. Évaluation du site Internet de l’université et du département

16/46 soit presque le 35% des interrogés « trouvent les réponses à leurs questions » dans le site de la fac

6/46 soit 13% répond « non »

12/46 soit 26% des étudiants est très réservé sur la qualité du service proposé par le site et répond « non, pas vraiment », « pas toujours », « il y a des efforts à faire », « c’est compliqué », « le site est souvent en travaux, je préfère aller au secrétariat », « le site n’est pas mis à jour, les infos sont périmées », « je ne trouve pas ce que je cherche ». On ne trouve pas notamment des informations sur la réforme LMD (notamment concernant les arts plastiques), « les horaires des bureaux, calendriers, datant de …2001 ! ».

Globalement 40% des étudiants ne sont pas satisfaits du fonctionnement, du contenu et la mise à jour des informations des sites Internet de l’université et du département arts plastiques.
11/46 soit 24% « n’ont pas pensé y aller », « pas eu l’occasion de m’y rendre », ou ne se prononcent pas.


17. Appréciation générale de l’espace de Paris 8

17/46 soit 40% des étudiants exprime une appréciation générale positive.

« Bien, très bien, agréable, plutôt bonne, très bonne, précis et assez détaillé, interculturel, vivant car tous les arts sont représentés, tolérance et entraide, convivial, correct, amélioré depuis l’an dernier », sont les qualificatifs employés.

17/46 soit également 40% des étudiants n’a pas une image positive de « l’espace de Paris 8 ».

On se plaint d’abord du « parcours du combattant pour arriver à quelque chose au niveau de l’administration », « il y a un manque d’infos sur les profs et les cours », « on s’y sent largué », l’espace est « bordélique et austère, grand assez froid et il y manque des chaises, on est assis au sol, je trouve ça un peu juste », « c’est la merde, administrativement parlant », « manque d’investissement des profs comme des élèves », « je n’aime pas ». « Je déplore son côté sécuritaire (policiers, vigiles, caméras, directeur réfugié derrière un sas de sécurité) ».
Enfin, 2/46, évoquent leur gêne de la fumée et estiment que « les étudiants doivent aller fumer et manger dehors ».


18. Propositions ou remarques libres
  • Nécessité d’un plan géant et détaillé avec tous les services de la fac.
  • Besoin de Panneau central de vie étudiante. On déplore le parasitage des panneaux par les publicités
  • Pas assez d’infos en 1ère année sur le système de notation, les équivalences et les rattrapages, aucun cours de Philo pour les arts plastiques.
  • Pour les étudiants salariés il est difficile d’avoir un accès satisfaisant aux EC, car il y a très peu de cours le soir, et rien le samedi.
  • Il manque CRUELLEMENT des livres sur l’Art à la Bibliothèque (exemple : 4 livres seulement sur le Graphisme et ils sont tous dépassés).

jeudi, avril 06, 2006

Combattons la politique nationale de précarité dans l'université française

(Ceci est le début de plate-forme revendicative élaboré par George pour le mouvement arpla. Une synthèse de l'ensemble des revendications soulevées depuis 15 jours est en cours, destinée à être amendée et corrigée par tous. Les propositions ci-dessous y seront pleinement intégrées.)

DEMAIN ENSEMBLE POUR CHANGER DE POLITIQUE DANS L'UNIVERSITÉ

Chers amis, étudiants, collegues enseignants titulaires, camarades précaires chargés de cours,

en ARTS PLASTIQUES nous sommes en train de travailler sur une plate-forme de revendications internes à l’université.

Le COMBAT anti-CPE n'est que le prétexte de la mobilisation. Si, supposons, le gouvernement retire ce CPE ou le modifie, qu'adviendra-t-il du mouvement ? Etes-vous sûr que tout le reste au sein des universités va bien ??? Arrêtons de n'avoir comme revendication que ce retrait. Soyons constructifs tout autant que revendicatifs. Elargissons nos revendications à partir de nos situations REELLES au sein-même de chaque université, en commençant par la nôtre, la très mal lotie Paris 8 l'archi-précaire du 93 !. Dénonçons LA PRÉCARITÉ ET SES LOGIQUES INSTITUTIONNELLES où qu'elle se niche, proposons avec intelligence et imagination CE QUI NOUS SEMBLE DIGNE D'ÊTRE FAIT POUR CHANGER UN STATUT QUO MATÉRIEL, PÉDAGOGIQUE ET ADMINISTRATIF DÉPLORABLE ! Elevons le niveau du débat, de l'analyse, de la responsabilité de chacun, de la participation de chacun et du combat collectif pour le changement de ce qui ne va pas !!!!

COMBATTONS LA PRÉCARITÉ GÉNÉRALISÉE À L'INTÉRIEUR DES UNIVERSITÉS FRANçAISES !!! REFUSONS L'HYPOCRISIE INSTITUTIONNELLE ET DÉVOILONS SES LOGIQUES RÉACTIONNAIRES ET BUREAUCRATIQUES !

1. Pour des formations dignes de ce nom et pour une valorisation des Licencs et surtout des Masters. Evaluons, réformons, améliorons, revendiquons !

2. Pour une augmentation des moyens alloués par étudiant d'université, au moins égaux avec les écoles supérieures dites d'élite. Non à cette discrimination !

3. Pour des rémunérations et statuts décents pour nos CHARGES DE COURS, 70% des enseignants précaires de Paris 8 (ils sont payés que 2.450 euro /an !!)

4. Pour des milliers de créations de postes, de nouveaux statuts souples mais décents, des bourses pour les projets de Recherche en Université et pas seulement pour les sciences exactes et technologiques.

La logique du CPE est déjà à l'oeuvre dans LA POLITIQUE menée par le ministère dans les universités françaises !

Combattons-la avec vigueur !

Exigeons que ces 4 revendications soient prises en considération par les coordinations étudiantes, enseignants et Iatoss de toute la France !!!

Ouvrons enfin les yeux, au-delà du CPE et de son écran de fumée qui polarise les angoisses.... et les slogans !!! Dépassons les logiques stériles de l'indifférence d'un côté et du dogmatisme extrême et aveugle de l'autre, car ces logiques ne mènent à RIEN ... Ces positions stériles ne font que renforcer le gouvernement dans sa politique de mépris envers l'université.

VENEZ TOUS NOUS REJOINDRE AVEC VOTRE APPUI, VOS IDÉES, VOS SIGNATURES DE SOUTIEN, VOS TEMOIGNAGES DE PRECARITÉ COLLECTIVE ET PERSONNELLE, VOTRE IMAGINATION, VOTRE VOLONTÉ DE CHANGEMENT.....

Portons ces 4 revendications de base et travaillons pour qu'elles deviennent des revendications universitaires nationales !!!

TOUS ENSEMBLE, SOLIDAIRES ET APPLIQUÉS POUR LA CONSTRUCTION D'UN VRAI PROJET D'AVENIR POUR LE DÉPARTEMENT ARTS PLASTIQUES DU 21e SIECLE !!!!

APPELONS POUR UNE RÉUNION DES ENSEIGNANTS OUVERTE AUX ÉTUDIANTS POUR DISCUTER DE CES POINTS CRUCIAUX !

Si rien n'est fait vers cette direction, on aura juste été les complices ou les comparses d'une farce rhétorico-politique grotesque !

Participez au débat avec vos commentaires, soutiens, propositions concrètes.

mardi, avril 04, 2006

Le blog de Galthubu

(Galthubu a laissé ce commentaire sur le blog. Nous le repassons en message, pour le rendre visible à ceux qui voudrait aller sur son blog, où les textes sont des appels à débat et à commentaire.)

Déplorant que les discours restent trop flous et que les mêmes "hénaurmités" continuent de filtrer (les propositions de remises en questions sont certes une bonne impulsion, à la condition de pouvoir répondre à "quoi remettre en question"; ce qui ne fut pas le cas vendredi). Alors un autre son de cloche très général, bourré d'enfoncement de portes ouvertes est lisible ici :
http://hailtocyon.blogspot.com

dimanche, avril 02, 2006

Lundi 3 avril : synthèse, actions et droits d'auteurs

Après une semaine riche en propositions, rencontres et nouvelles pistes, nous ne faiblissons pas !
*

Lundi 3 avril, nous nous retrouverons à partir de 12h00 en Atelier Permanent (salle A070).

Tout d'abord, un petit groupe de travail ayant suivi l'ensemble des réunions précédentes prendra en charge la synthèse des différentes propositions ayant trouvées un echo général. Ainsi nous aurons des points concrets et dresseront la liste des actions correspondantes pour obtenir satisfaction. Bien sur cela n'empèchera en rien que de nouvelles propositions se fasse dans les prochains jour, au contraire !

Toujour en Atelier Permanent et à partir de 12h00, un groupe de travail "Actions Artistiques" définira des actions ancrées dans le mouvement général actuel. Deux propositions très légères et rapides à mettre en place ont été imaginées vendredi :

La Mission Locale de Flexibilisation : Intervenir dans des ANPE, devant des entreprises ou dans le métro en se faisant passer pour une "Mission Locale de Flexibilisation" mandatée par le gouvernement. Nous testerons les bras et dos des passants pour vérifier s'ils sont assez flexibles. Dans le cas contraire - c'est à dire à chaque fois, car aujourd'hui on n'est jamais assez flexible - nous leurs feront faire des exercices d'élongation, nous les manipulerons comme des kiropracteurs. Ils en sortiront plus flexibles, avec un taux d'employabilité amélioré !

Travail Flash : Devant la fragmentation du travail nous pousserons la logique encore plus loin, jusqu'à l'absurde. Nous ferons signer des micro-contrats de travail de 1 minute, payés quelques cents d'euro, aux personnes rencontrées. Si elles acceptent, elles effectueront sous notre direction des taches comme déplacer un objet, essayer de convaincre une autre personne, danser pour attirer du monde, etc.

Ceux qui le veulent pourront rejoindre en groupe le départ de l'université en action de 13h30 dans le hall d'entré de la fac, afin d'y participer à notre manière.

Venez donner des idées de lieux pour ces actions, nous aurons besoin de beaucoup de monde pour les multiplier dans les jours qui viennent !! Surtout, venez proposer d'autres actions qui interloquent et fassent s'interroger ceux à la rencontre desquels nous iront.

*

Enfin, Antoine Moreau nous invite à son cours, à partir de 15h en salle A-1-172.
Il sera transformé en forum consacré au droit d'auteur (ses bouleversements avec le numérique et l'internet) et à la critique du travail comme désoeuvrement appliqué.

Antoine nous propose une mini-bibliographie :
N'hésitez pas à consulter au moins le premier recueil, entièrement disponible en ligne.

vendredi, mars 31, 2006

Vendredi 31 mars

À 12H00, en salle A070, Assemblée Particulière

Pour faire le point sur la semaine passée, riche en propositions et discussions au sein du département art plastique, comme en perspectives d'ouvertures vers les nombreux autres mouvements à Paris 8 et ailleurs.


À 15H00, en salle A172 : forum thématique sur "Le statut de l'artiste"

Antoine Perrot nous invite au sein de son cours pour présenter rapidement le mouvement en cours et essayer d'agiter ensemble la question des statuts des artistes. Alors, l'artiste, ultra-flexibilisé et mis en compétition, ou pas ?

mardi, mars 28, 2006

Lundi 27 mars, un compte rendu.

Un résumé très court qui évoque certains points dégagés au cours du forum ouvert du lundi 27. Précis ainsi que quelques chiffres. Il est à continuer/améliorer/commenter…

Think Globally, Act locally !

  • Revendication d’égalité de budget annuel entre les disciplines enfin ! pour la recherche/ pour une améliorations des conditions de travail à Paris 8

  • Revendication d’égalité de statut pour les artistes inclus d’une sécurité sociale au moins comme pour les intermittents de spectacle

  • Revendication des ateliers ouverts en continue où on peux laisser nos travaux !

  • Le budget annuel à une faculté française s’élève à 6000 Euros par étudiant contrairement à d’autres pays comme par exemple l’Allemagne où on offre déjà 13000 Euros par étudiant

  • 80% des prof à Paris 8 sont chargés de cours qui reçoivent un salaire misérable de 2400 Euros par an pour un travail égal aux autres enseignant

  • Proposition d’une réunion entre les enseignants et les étudiants a fin de faire des Etats Généraux du département Arts Plastiques

  • Proposition d’un mouvement collectif avec l’ensemble de l’UFR Art (Danse, Philosophie, Théâtre, musique, ATI, Arts Plastiques, Cinéma) qui touchent 5000 étudiants, mais d’abord il faut que chaque département se mobilise pour faire des Etats Généraux de leurs côté et une liste de propositions ainsi que des revendications.

  • Proposition d’un Plate-forme Nationale des Arts/ Fusion avec d’autres départements d’Arts Plastiques

  • Proposition d’une fusion avec des sciences et de la recherche scientifique puisque lse mauvaises conditions de la recherche sont un problème en général

Quoi faire ?

Il faut qu’on formule très précisément nos revendications le plutôt possible, en prenant en compte la plupart des opinion/souhaits de vous, les étudiants en Arts Plastiques à Paris 8 ainsi que ceux de vous, les enseignants.

Ce qui ne fonctionne pas « normalement » en Arts plastiques (en vrac)

Cette liste dressée par moi, Ivan Toulouse, responsable pédagogique de la Licence d'Arts Plastiques n’est pas exhaustive et elle est bien sûr à compléter.


Problème matériels:

- Salles régulièrement vandalisées.
- Matériel volé à répétition

On peut penser que s’il y avait une politique de gardiennage cohérente cela ne se produirait pas. Par ailleurs, prenant acte de son immersion au milieu d’une banlieue sinistrée, si l’Université Paris 8 était aussi en mesure de faire « partager » un peu de ce qui s’y élabore (conférences, expos, concerts…) à notre voisinage, peut-être la jeunesse du quarter qui, de toute manière circule dans la fac – cela fait sans doute partie de notre fonction d’un point de vue urbanistique – considérerait-elle le campus non plus comme un terrain de chasse mais comme un lieu qui lui appartient aussi et qu’il faut protéger.

- Clochard qui squatte les salles A070 et A072 depuis 20 ans. Destructeur et violent il perturbe toutes les activités qui s’y déroulent et empêche toute remise en état des lieux.
- Aucune prise en charge centrale de la distribution des clés des salles. Clés en libre-service dans le local à courrier du Département entraînant des problèmes de disparition de clés inévitables malgré toute la bonne volonté et la discipline collective des 110 enseignants (!).
- Salles laissées ouvertes par le service du ménage malgré les recommandations insistantes.
- Atelier permanent des étudiants (A070) qui ne peut pas se mettre en place faute d’une organisation de la prise et du dépôt des clés.
- Pas de stockage possible du matériel et des travaux dans les ateliers du 2ème étage.
- Manque une (petite) salle supplémentaire au 2ème (A0281) équipée d’un ordinateur avec logiciels infographiques et connexion internet pour permettre le développement de pratiques artistiques mixtes.
- Volets déroulants du secrétariat (A069) hors d’usage depuis 3 ans toujours pas réparés. Le secrétariat travaille dans la pénombre !
- Travaux permettant la réunion de tous les boxes pour constituer une grande salle prévus de puis longtemps mais toujours pas exécutés.
- Ce qui permettrait de transformer la salle aveugle A068 qui communiquerait avec le secrétariat en bureau pour les responsables du département (nécessaire pour pouvoir administrer et recevoir nos 1400 étudiants !)
- Manque de place pour certains cours où les étudiants ne peuvent même pas s’asseoir : l’aménagement de la A072 en salle de cours théorique à grande capacité (avec matériel de vidéo-projection) permettrait d’y remédier.


Problème administratifs et organisationnels:

- Notes non saisies à temps (malgré quelques améliorations cependant) qui empêchent les inscriptions des étudiants au stade suivant de leur formation.
- Impossibilité pour les étudiants d’obtenir certaines informations sur leur scolarité. Personne ne peut les renseigner et ils sont renvoyés d’un secrétariat à l’autre.
- Papiers non signés à temps pour admission en M (où sont ces papiers ? Ils doivent rester au secrétariat à la signature et les étudiants ne doivent pas circuler avec !)
- Répondeur du secrétariat Arts Plastiques pas très convivial ni opérationnel.
- Horaires d’ouvertures du secrétariat insuffisant et pas vraiment fiables pour les étudiants.
- Pas de liste e-mail « officielle » directement exploitable par les secrétariats des enseignants et des étudiants (qui devraient pouvoir disposer d’une boîte e-mail sur Paris8, s’ils n’en ont pas de personnelle – cela ne coûte rien !).
- Préinscription internet aux cours qui ne marche pas. Pour garantir (contrairement à d’autres facs) une grande liberté de choix, ne faudrait-il pas faire obligatoirement un 2ème vœu en cas de surnombre ? Avec obligation de stabilité de participation dès la 2ème semaine (sinon les effectifs des cours deviennent ingérables).
- Problème des « workshops » animés par 2 enseignants titulaires en co-intervention totale (sur 32h) qui ampute à chaque fois notre potentiel d’enseignement de 32h et contribue à la difficulté des étudiants à trouver une « place » dans un workshop.
- Aucune disposition prévue pour le remplacement des collègues en maladie (Gerboud), en maternité (Bouckaert) ou en détachement (Morizot).


Problème pédagogiques:

- Manque de définitions respectives des projet tutoré de L3, du mémoire de détermination M1 et du mémoire de recherche M2. Comment distinguer chacun tout en établissant une continuité?
- Manque d’un texte de cadrage sur le stage L2 dans la brochure de L.
- Faire apparaître la liste des enseignants titulaires dan,s la brochure de L avec leurs domaines de spécialité respectifs.
- Suivi pédagogique individualisé des étudiants insuffisant. Il faudrait que les enseignants titulaires participent tous au moins à une demie journée des bilans d’intersemestre et de début d’année (qui reposent surtout sur le dévouement et l’efficacité des 3 tuteurs étudiants dont ce n’est pourtant pas la fonction).
- Difficulté à établir un parcours correspondant à ses choix d’orientation en L3 à cause du cloisonnement en 3Ta, 3Tb, 3Tc des cours de l’UE « Théories ». Ne serait-il pas judicieux de les décloisonner comme pour les cours 3P ?
- Mieux organiser la session de rattrapage en respectant la règle d’une semaine commune au moins 2 mois après la première session (pour garantir la possibilité de réviser réellement et revaloriser cette notion de rattrapage).

Réflexion, Évaluation, Proposition

(Ivan Toulouse, le responsable pédagogique de la Licence d'Arts Plastiques nous a envoyé ce texte par mail. Il explique son point de vu sur le mouvement Arpla en faisant également des propositions. Qu'en pensez vous ???)


Je crois que le CPE n'est, comme on l'a dit, que la partie émergée de l'iceberg et qu'il faut mener une réflexion très profonde sur toutes ces questions évoquées dans les textes de votre blog. A vrai dire pour résoudre un problème de société aussi fondamental que de redonner à chacun du sens à son activité et sa place dans la collectivité, je ne crois pas aux vertus d'une simple réglementation et encore moins au "laisser faire" des mécanismes déréglementés de l'économie libérale. Je pense que c'est avant tout (et à très long terme) une question d'éducation (dans tous les sens du mot et pas seulement de formation ou d'enseignement), domaine non immédiatement productif et de plus en plus délaissé, alors qu'il devrait être une archi-priorité. Faute d'un engagement volontariste des pouvoirs publics dans ce domaine, c'est la télévision qui occupe le terrain (une perfusion de poison 3 heures par jour au moins dans toutes les maisons de France!) en distillant son "éducation" d'insignifiance, de médiocrité, de cupidité, et surtout de violence (qui a pour effet d'en augmenter le seuil de tolérance, si bien que les gens, les jeunes d'abord, pètent les plombs, comme on l'a vu l'automne dernier). Il faudrait d'abord fermer la télé!

Mais aussi, je crois qu'il faudrait faire une première évaluation de la nouvelle formation LMD. A vrai dire, j'en suis le principal auteur et je crois que son principe va dans le bon sens, c'est à dire de permettre aux étudiants de mieux choisir leur parcours personnel et de construire progressivement une orientation personnelle, y compris professionnelle (même si certains enseignants pensent que ce n'est pas le rôle de l'université).
Seulement les conditions extrêmement difficiles dans lesquelles nous menons cette réforme ne garantissent pas sa réussite. Et je pense qu'il est urgent de faire un premier bilan, sans complaisance, pour pointer tout ce qui ne marche pas et que nous puissions nous battre en connaissance de cause sur des objectifs précis. Je pense que si le Président pouvait identifier plus au département Arts Plastiques par ses étudiants (et ses enseignants!) nous pourrions obtenir beaucoup déjà en interne. mais il faut se bouger pour cela. J'essaye de le faire depuis plusieurs années mais n'est pas toujours le sentiment d'être dans une action collective.
J'ai d'établit une liste de tout ce qui ne va pas. Ce pourrait être le point de départ pour définir concrètement des objectifs. Certains pouvant se régler en interne, d'autres impliquant une mobilisation plus générale.


Mes propositions :

1. Faire en sorte que Gérard Girard (le clochard au slip sur la tête qui nourrit l'illusion qu'il est encore enseignant-chercheur en cinéma à Paris 8 et qu'il termine une thèse de doctorat d’Etat sur le cinéma... albanais), cesse de squatter cette salle. Il touche une pension d'invalidité et dispose d'un logement à Paris. Le problème dure depuis 20 ans! Il faudrait pour cela que le Président de l'Université prenne ses responsabilités. Ce n'est pas seulement un personnage folklo. Il peut être violent, perturbe le déroulement des cours ou des activités qui se déroulent dans cette salle et vandalise volontairement toute tentative de remise en état des locaux...

2. Trouver un moyen de pouvoir prendre et déposer la clé à quelque part. Martial Pirard, le gardien-serrurier, ne veut pas être chargé de cela. Malheureusement dans notre université il n'y a pas, comme dans le plus modeste hôtel de campagne, une réception où prendre la clé de sa salle pour les enseignants. Là aussi, on ne sent aucune volonté centrale de la part du Président pour que les choses "marchent" tout simplement (normalement).

3. Organiser une gestion étudiante de ce local (y compris de la réserve attenante qui ferme à clé).

Cela fait longtemps que - même si je sais bien que la fac n'a ni les moyens ni la vocation de se substituer à une école d'arts, que je suis convaincu que, de même que les étudiants vont travailler en bibliothèque de manière autonome, ils doivent pouvoir travailler plastiquement sur le campus, d'autant plus qu'ils n'ont pas d'espace d'atelier chez eux.

Sur ce problème comme sur beaucoup d'autres, je crois que nous devons nous battre sur des objectifs extrêmement concrets.

Je dresse l'inventaire des dysfonctionnements pour les Arts Plastiques et suis sûr que si cela devient vraiment l'affaire de tous on peut faire avancer les choses.
Mais il faut se" bouger". Il est grand temps de "rééquilibrer" notre département pour que la création artistique retrouve sa place entière aux côtés des enseignements de l'interprétation de l'art (ce sont les deux "mamelles"d'un département d'arts plastiques!). De ce point de vue, l'augmentation de presque 400m² (avec les couloirs) de la surface utile du département déplace sensiblement le centre de gravité. La mise en place d'un espace de création permanent pour les étudiants est de nature à "assainir" aussi l'espace glauque de ce "bout du monde" qui empêche le département de sortir de son marasme.

Suite : Ce qui ne fonctionne pas "normalement" en Arts Plastiques (en vrac)

lundi, mars 27, 2006

Mercredi : des ateliers, maintenant !

Après avoir été 4 étudiants en art plastique mercredi, nous étions 20 étudiants et enseignants vendredi, et 50, d'art plastique et d'ailleurs, lundi au forum ouvert des arts.

Face au risque immédiat d'une reprise des cours molle et sans changement, face à la désertion lente des assemblées générales, devant les nombreuses questions qui restent en suspens, nous appellons à investir les cours se tenant en les transformants en assemblées particulières. Nous voulons nous imposer, mais sans imposer : de nombreux enseignants attendent un signal, il n'est nul besoin de brutaliser les quelques autres.

D'ores et déjà, nous avons rendez-vous :

Mercredi 29 mars à 12h00
Salle A175
Assemblée particulière : Des ateliers, maintenant !

Nous déciderons en commun des actions à entreprendre pour obtenir au plus vite des ateliers dignes de ce nom à Paris 8. Nous voulons avoir les moyens de travailler à notre manière, sans avoir à abandonner notre pratique pour des raisons économiques et techniques. Nous voulons que l'université soit l'outil qui transforme nos désirs en réalité.

On pourrait y voir une revendication purement corporatiste, deconnectée du mouvement actuel. Mais il existe dans cette décision de réclamer des ateliers une réelle remise en question de ce qu'est en train de devenir à grande vitesse l'université : un instrument des administrations centrales dans leur politique de l'instabilité sociale généralisée, hors du contrôle des étudiants et des enseignants. Le LMD a encore augmenté la main-mise du ministère. Aujourd'hui, on voudrait que les universités soient au service du "bassin d'emploi", au service du prestige de la france, au service de nombreuses autres choses. Accepter que l'université deviennent un tel instrument, c'est tout simplement détruire sa capacité à créer du nouveau.

*

Cette revendication est la première d'une série de revendications qui vise à transformer concrêtement nos relations et nos manières de travailler en art à Paris 8.

Nous pensons qu'en nous concentrant sérieusement sur ce que nous connaissons et que nous pouvons réellement changer, nous avons une chance d'inventer localement ce qui pourra devenir global, dans les autres faculté d'arts d'abord, dans l'université dans son ensemble, et partout autour.

En pensant localement, nous voulons agir globalement !

Assemblée Particulière : un compte-rendu

Ceci est le compte rendu de vendredi, par Julien. Plutôt que de jouer au compte rendu faussement neutre, il s'agit donc de ma vision de cette première assemblée particulière. N'hésitez pas à commenter ce compte rendu, à écrire le votre, à m'engueuler quand je raconte n'importe quoi !

Avec le recul, je me rends compte qu'il a beaucoup été dit. De nombreuses pistes sont là.

Je n'a pas précisé les noms, pour ne pas faire d'erreur d'attributions. Si vous vous rappelez avoir dit quelque chose que je cite, signalez-le moi !


Suivi de la professionnalisation

Le chiffre de 10% d'étudiants des écoles des beaux-arts qui 10 ans après sont restés dans le milieu artistique a été donné par un enseignant. Les diplômés d'école des beaux-arts sont, semble-t-il, appréciés dans d'autres secteurs surtout parce qu'ils ont appris à travailler "en artiste", donc en équipe, sur des montages de projet, etc.

Aucune chiffre ne semble être disponible pour Paris 8. Une personne à soulevé la difficulté de rassembler ces chiffres. Un étudiant a rappelé que l'université Dauphine suivait ses étudiants 5 ans après leur sorti. De nombreuses universités de par le monde le font.

Paris 8 le fait-elle ? Si non, quel en est la justification ?


"On ne sait pas à quoi on forme"

Un enseignant a eu cette formule, qui exprimait la transition depuis la fac d'art qui était là pour former des enseignants en art vers une université où les désirs professionnels sont sans doutes plus variés. Alors que le nombre de place en CAPES et agrégation diminuent d'années en années, cette question mérite d'être posée: forme-t-on en art plastique des chercheurs, des enseignants, des artistes ? Tout cela ? Ou rien de tout cela ?


"Il y a des étudiants qui viennent uniquement pour la BD, alors qu'il n'y a qu'un seul cours de BD"

Idem : qu'est ce que cela signifie ? Que ces étudiants sont tous, années après années, un peu "à côté de la plaque" ? Ou que le système de choix de la fac après le bac fonctionne mal ? Ou que Paris 8 ne sait pas expliquer aux jeunes étudiants ce qu'ils vont trouver ?


La manque de moyens matériels

Tout le monde semble unanime sur le manque de moyens matériel : ateliers rue d'amiens peu pratiques ("on ne peut y laisser quoi que ce soit"), suivi technique aléatoire, équipement pas toujours homogène, manquant d'un jour à l'autre puis réapparaissant. Les salles servent un peu à tout, ce qui ajoute au problème.

Les vols répétés sont une cause de rachat qui diminue le budget. À partir de cette remarque, quelqu'un à noté - un enseignant, si je me souviens bien - que les cours de vidéo et nouveaux médias sont devenus très nombreux en quelques années (1999-2004). Le nouveau matériel nécessaire a été acquis, mais sans l'accompagnement adéquat (techniciens plus nombreux, formation, portes avec des vrais serrures, salles dédiées etc.).


"Les cours pratiques sont surchargés"

Quelqu'un a eu cette affirmation : "les cours pratiques sont surchargés". Qu'est ce que cela signifie, en terme d'organisation, de budget, etc. ?


À la carte

Le large choix, particulièrement libre, d'enseignements en Art plastique à Paris 8 a été loué par un étudiant qui a connu le "collage de gommette" obligatoire à Paris 1.

Peut-être devront nous être vigilant sur les futures réformes, pour éviter que cette liberté soit diminuée.


La fac comme cache-chomage

La plupart des étudiants travaillent ou cherchent du travail, mais restent dans tout les cas hors statistique et ne sont pas censés toucher leurs indemnités de chômage. Ils doivent mentir aux assedic pour toucher ce pour quoi ils ont cotisés.


Art et travail

La question est posée de savoir à quoi ça rime de vouloir travailler dans un secteur culturel et artistique ou le chômage atteint presque 40% ?
Peut-on étudier l'art et faire le choix d'être caissière toute sa vie ?


Échec

Le taux d'échec à l'université en général est important, en particulier pour certaines catégories d'étudiants comme les étudiants étrangers. De nombreux étudiants, à tout les niveaux, disparaissent purement et simplement en cours d'année.

Lors de la discussion, la majorité des gens présent s'est positionné en disant que ceux qui voulait vraiment y arriver pouvait le faire, surtout à Paris 8. Il faut s'accrocher.

Les étudiants (de L1) ne s'étant pas assez renseignés sur ce que sont leurs enseignements ont aussi été clairement ramené à leur responsabilité individuelle. Un étudiant à fait remarqué qu'il avait traversé la France pour étudier à Paris 8, et que son choix était très informé.

Pour autant, ll me paraît que faire retomber sur chaque étudiant individuellement la cause des échecs est un moyen facile d'éviter le problème. Les personnes présentes lors de cette Assemblée Particulière étaient enseignantes, tuteurs ou ayant commencé un cursus dans une autre université : bref, la plupart des personnes présentes sont "comme des poissons dans l'eau" à l'université. Ce n'est pas le cas de nombreux étudiants que j'ai croisé.


Écoles / Université

J'ai personnellement mis en discussion le double système (propre à la France) des grandes écoles et des universités. Ce double système n'est pas limité aux arts plastiques. L'inégalité la plus frappante est la dépense annuelle par étudiant, qui est supérieure de plusieurs milliers d'euro par étudiants dans les écoles.

Un enseignant présent, ancien enseignant en école d'art, a défendu la richesse que ce système apporte. Il a été signalé que de nombreux étudiant passe par un des deux système, puis l'autre.

J'ai fait la remarque que beaucoup d'étudiants se retrouvait à l'université après avoir essuyé un échec aux concours des écoles d'art, dans des termes assez violents ("déchet"). La plupart des gens présent ont trouvé cette formule exagérée, à raison. Il est évident que l'université attire par elle même, des gens qui l'apprécie pour ses qualités propres. Mais elle accueille aussi de nombreux "refusés". Comment prendre en compte cette dimension qui tient presque de "l'asile artistique", comme on dirait "asile politique" ?

La question de savoir si les concours d'entrée sélectionnait le "talent" ou "la capacité à passer" le concours a été posé, mais reste de toute manière assez rhétorique. D'après un étudiant, le nombre de personne intégrant par exemple Paris 8 en Art Plastique et les Beaux-Arts de Paris serait respectivement de 120 et 80 (à quel niveau ? 1ère ou 3ème année ??). Si ces chiffres sont exact, il est vrai que la différence n'est pas incroyable.

Note post assemblée : Le système de l'exposition de fin d'année, ou de l'exposition en partenariat qui a cours dans les écoles d'art à pour effet de rendre crédible et réelle aux yeux de tous la supériorité supposée des écoles. Il semble que les écoles font un réel effort pour populariser le travail de leurs étudiants. L'université ne donne pas cette impression, y compris pour les travaux de Master ou Doctorat. Les travaux théoriques ou mixte méritent une plus large exposition.


Finalement, d'un point de vue immédiat, il a été décidé de contacter Paris 1, et d'autres facultés d'art, de demander aux enseignants de s'engager réellement dans le mouvement car ils ont déclarés être "partie prenante", de demander au président de s'engager en soutien du mouvement.

Surtout, cet première assemblée montre que les étudiants et les enseignants doivent rester la force de décision dans l'université, au moment où ministère et administrations diverses et variées cherche à réduire nos marges de manœuvres.

Particularité de la fac d'art plastique

(Alex nous a envoyé ce texte, qui fait suite aux discussions de l'assemblée particulière du vendredi 24 mars. N'hésitez pas à réagir en utilisant la fonction commentaire.)

Plus qu’étudiant en art plastique, nous sommes étudiants Faculté d’art plastique, que ce soit un choix ou bien par dépit, ce qui différencie la fac des écoles c’est que celle-ci a été crée dans le but de préparer des étudiants aux concours du capes et de l’agrégation d’art plastique c'est-à-dire à former des enseignants. Seulement depuis mai 68, la faculté d’art plastique a évoluée elle s’est notamment ouverte aux autres domaines mais surtout grâce aux passerelles qui se sont établies avec les écoles des beaux-arts la vocation de celle-ci est devenu floue : faire des artistes, des professeurs, des chercheurs, des designers. Elle constitue une sorte de tout dans lequel chacun peut piocher afin d’atteindre les objectifs qu’il s’est fixer. Pourtant la valeur consensuelle est la capacité de celle-ci de fournir des diplômes censés constitué une sécurité, par rapport aux écoles qui préparent à la vie professionnelle, bien au delà du débat de l’art et de la vie professionnelle, l’accès aux concours a été donné aux écoles, ce qui est tout à fait juste, provoquant un mélange de genre entre ces deux types de formation.

La faculté nous permet d’obtenir des diplômes dans le domaine des arts permettant d’accéder à tout les concours auquel peuvent accéder les étudiants des autres domaines (Cape, concours de l’administration, caplp,……) mais pourtant ceux-ci sont considérés comme une sorte de sous-diplomes. Le fait que les réorientations dans les autres domaines universitaires sont très difficiles pour les étudiants de nos cursus le prouve : par exemple si il est commun de voir un étudiant ayant valider son L2 de philo (soit le Deug) passer en L3 Art plastique, il est quasi impossible pour un étudiant d’art plastique de passer en L3 de philosophie. Notre cursus ne peut plus être considéré comme une formation au rabais, des débouchés doivent être fournies. L’état ne peut pas continuer à diminuer le nombre de place aux concours, ainsi cette année le nombre de place à l’agrégation est passé de 47 à 16, ce qui constitue un taux de réussite de 2%, sachant que la majorité des professeurs de la faculté de Paris 8 sont non titulaires comme de nombreux professeurs d’art plastique dans les collèges. Peut-on continuer d’accepter d’être entre bac+4 et bac+8 et être payé 2400 euros par ans ?

La faculté d’art plastique se veut être un carrefour c'est-à-dire un lieu de connaissances où chacun peut construire son savoir sur l’art et par l’art sans avoir à répondre à un modèle d’inspiration, elle n’a pas pour vocation l’identification de l’étudiant à une entité déjà construite, un moule dans lequel il devrait se fondre. Loin du fonctionnalisme et de l’utilitarisme elle permet à chacun de se construire selon ses inspirations tout en permettant de construire, d’acquérir une méthodologie, une adaptabilité intellectuelle permettant de pouvoir remplir des fonctions dans notre société dans des domaines qui dépassent largement celui de l’intellectuel. Ces diplômes pourtant ne nous assurent plus aujourd’hui cette sécurité, si le credo des personnes désirant l’abolition de notre cursus est « tout le monde est artiste », nous répondons que
si tout le monde peut être artiste plasticien
tout le monde ne peut pas être professeur d’art plastique.


Défendons notre savoir théoricopratique !
Revendiquons la nécessité de notre cursus pour exercer certaines fonctions !
Défendons ces fonctions !

Vers une démocratie participative en arts plastiques

(Georges nous à fait parvenir ce texte, nous le mettons en ligne. N'hésitez pas à réagir directement avec la fonction "commentaires")

Il faut que chacun, à partir de sa place dans l'université, réfléchisse et propose. Il n'y a que nous-mêmes, la base, à travers une DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE que nous arriverons à mettre au clair une vision de notre actualité, de notre avenir tel que nous le voulons, en prenant place dans le mouvement actuel de mécontentement, majoritaire dans notre société, contre la politique du gouvernement, une politique de précarisation et de mépris du
citoyen moyen et faible.


Il faut arriver demain avec des idées très claires et si possible avec des propositions concrètes. Il ne faut pas perdre du temps dans une sorte d'AG où chacun parle de n'importe quoi... Il faut être concret dans ce mouvement en ce qui nous concerne. Il est impératif, avant de discuter avec les collègues de Théâtre et les autres de l'UFR, de savoir ce qui se passe d'abord chez nous en arts plastiques.!!! Et tout faire pour qu'une PLATFORME DE PROPOSITIONS INTERNE par notre SEUL département ARTS PLASTIQUES soit mise en place. Il est grand temps que ça change, ce n'est pas l'imagination et les idées qui nous manquent, mais la prise de conscience de notre situation gravement précaire, de notre destin miné d'artistes plasticiens et autres confédérés de la CULTURE et de la RECHERCHE sans "avenir radieux", sans espoir.

Voici quelques pistes très concrètes pour gagner du temps et directement proposer à l'assemblée comme SUJETS DE DISCUSSION ET DE VOTE. Car il faut faire très vite. Nous devons, étudiants et enseignants, unis, sans attendre, présenter un texte concret de revendications au Président de Paris 8 : "LA PLATFORME DES ARTS A PARIS 8". En suite à ceux qui vont nous représenter à l'extérieur et qu'il faut très concrètement identifier. Qui ? Quelle coordination ? Quel syndicat nous représente ? Les artistes plasticiens ne sont pas du tout des intermittents du spectacle. Nous sommes solidaires de leur combats, mais nous devons agir autrement, par le biais d'autre syndicat, le quel ? Est-ce que la FRAAP présidée par Antoine Perrot, chargé de cours chez nous, peut y contribuer à cette représentation ? Il faut demander des informations à M. Danétis, de ce qu'il en est également du mouvement de la maison des artistes, car il y participe.



PROPOSITIONS DE DÉBAT ET DE REVENDICATIONS

1. Prise de contact immédiat avec les autres DÉPARTEMENTS ARTS PLASTIQUES DE FRANCE et ensuite avec les UFR ARTS de France. Est-il opportun de créer une COORDINATION DES ARTS ? Est-il possible d'établir une Platforme Nationale des ARTS avec toutes nos revendications communes ? Ceci est nécessaire stratégiquement pour que les Arts soient entendus d'abord à l'intérieur de notre université, à la présidence, mais surtout jusqu'au ministère (nous sommes le département et l'UFR le plus important de Paris 8 en termes de nombre d'étudiants, mais nous ne sommes pas le premier en termes de budget alloué par étudiant !!! ceci s'appelle une injustice et une discrimination).

2. Déterminer qui nous représente, qui représente qui. Il faut sûrement un collectif d'enseignants et étudiants si on veut faire avancer ensemble les revendications pour une université de qualité. Je propose une Réunion de la totalité des enseignants ouverte aux étudiants. Ou si vous pensez mieux, une assemblée de tous en arts plastiques, enseignants, étudiants, administratifs, dans le but de faire des Etats Généraux de notre département et mettre en place UN PROJET POUR LES ARTS PLASTIQUES, avec un budget prévisionnel qui émanera des revendications. Ceci est du concret. Sinon on perd notre temps.

3. Il est absolument clair que l'objet central du mouvement actuel, "le retrait du CPE", n'est pas ce qui nous préoccupe. Par contre, nos problèmes sont : la dévalorisation de nos diplômes universitaires dans le marché de l'emploi artistique, culturel et de la Création pure, la discrimination budgétaire entre l'université d'un côté et les écoles de prestige de l'autre coté. Il faut pour toute critique du système actuel comparer le BUDGET par ETUDIANT et revendiquer l'égalité de traitement entre écoles de l'élite et universités en termes de moyens financiers de fonctionnement et de Recherche.

4. Il faut poser le problème de la professionnalisation des étudiants, car il est prévu par la réforme LMD que nous appliquons à partir de cette année. Nous n'avons pas les moyens matériels ni pédagogiques pour faire face à cette obligation de la Réforme LMD. De ma position de responsable des stages de 2e année, je constate notre impuissance à faire face, car nous n'avons aucun budget et aucun moyen pour mener à bien cette professionnalisation.

Ceci, au-delà des moyens matériels, pose surtout la grave question du contenu des ETUDES en arts plastiques et de leur possible adéquation avec des activités professionnelles concrètes et identifiables. Ceci pose aussi la question du nombre d'étudiants que nous acceptons dans le département et de combien de budget alloué par étudiant afin d'améliorer les prestations pédagogiques, le suivi personnalisé et la qualité des études, du Diplôme de Licence et des Masters. Il faut rendre notre Département attractif et il faut réfléchir sur des mesures à prendre et les politiques internes à mener. Les étudiants ont leur mot à dire car ils sont les premiers concernés.

4. Posons le problème de l'extrême précarité de la moitié des enseignants, les CHARGES DE COURS surtout et autres contractuels. Non seulement ils sont payés comme des femmes de ménage avec la même responsabilité pédagogique que les titulaires, mais en plus, rien n'est prévu face à la rigidité du système actuel d'embauche d'artistes enseignants dans les universités. Dans le mouvement actuel, il est logique que les vacataires se trouvent au premier
plan, car ils ont une situation des plus précaires. Donc, pour ces enseignants-artistes précaires, il faut demander l'assouplissement des conditions d'embauche comme contractuels au sein des universités, et des statuts plus souples qui donnent accès également à la sécurité sociale, alors qu'actuellement, ce n'est pas le cas. Nous pouvons accepter donc une flexibilité dans l'embauche contractuelle des enseignants, mais, au moins avec une égale rémunération et certainement pas sans aucun droit ni sécu....

5. Il faut poser le problème des moyens alloués à notre Recherche en ARTS. Pour ceci il est d'une importance capitale de revendiquer des moyens, des espaces supplémentaires, des bourses, des postes, pour une CRÉATION et RECHERCHE dignes de ce nom. Il faut se joindre au mouvement des chercheurs en sciences humaines, car c'est là où nous appartenons et il faut exiger l'égalité de traitement et de moyens avec les Sciences exactes ; notre destin est pire des "scientifiques". Actuellement notre budget de Recherche n'est que de 5000 euros par an ! Il n'y a pas de Budget de Création alloué aux enseignants et surtout aux étudiants. Il n'y a aucune structure de partenariat avec des grandes entreprises mécènes. L'art ne doit pas être seulement financé par l'Etat. Notre Département ne fait rien pour ça. Il est temps, en 2006 de changer les mentalités et prendre des nouvelles résolutions radicales, contemporaines, ouvertes au monde, mais également, très exigeantes par rapport à l'Education Nationale et à la Culture. Nous appartenons au ministère de l'Education mais nous sommes artistes. Pourquoi il n'y a pas une collaboration avec le ministère de la Culture ? Il faut que nous nous interrogions sur la qualité des Masters et des thèses produites. Pourquoi il n'y pas des Programmes spécifiques pour les ARTS PLASTIQUES au niveau Master et Thèses ?? Au niveau des Thèses il n'y a pas un centime comme budget ou aide à la Recherche. On peut facilement imaginer que dans la précarité et l'indigence absolue, la qualité des Masters et des thèses sera dévaluée et basse. Notre université est devenu une UNIVERSITE DE BANLIEUE 93 !!! DE SECONDE ZONE !!! Sans commentaire.


6. Les artistes doivent revendiquer une sécurité sociale souple qui n'est pas du tout l'actuelle de la Maison des Artistes ou de l'AGESSA. Pour être chargé de cours il faut être affilié à cette sécurité sociale. Or, chacun sait qu'il est extrêmement difficile sinon impossible de dépasser le plancher actuel de revenus de sa propre Création, exigé pour être admis.


7. Au même titre que les "intermittents du spectacle" les "artistes plasticiens" doivent revendiquer leur spécificité. Nous devons être davantage entendus, et pas seulement "menés" par les camarades du département Théâtre, cinéma et musique, qui eux seront des "intermittents du spectacle" et ils ont raison de se battre contre la réforme de leur sécu et de leurs droits d'assurance chômage... Mais les plasticiens, n'en ont même pas, au vu des conditions d'aujourd'hui !!! Qu'est-ce qu'on deviendra nous des arts plastiques ? Des RMIstes ?

dimanche, mars 26, 2006

Programme St Charles de lundi 27

Université Paris I, UFR 04 Arts plastiques et science de l’art
Centre St Charles mobilisé contre le CPE

Programme de l’occupation active. Cours bloqués, mais Fac occupée, afin que celle-ci puisse continuer à être un lieu de débat et de pensée libre. Nous proposons un cycle de rencontres et de projections ouvertes à tous.

Journée du Lundi 27 mars 2006

9H00 Projection de l’intervention des économistes de Paris I: «le CPE, analyse économique d’un projet de société ultralibéral en environnement incertain» par Julie Valentin (maître de conférence de l’UFR02 et auteur de « Une approche empirique de l’extériorisation de la main d’œuvre. Etudes des entreprises industrielles françaises 1984-2004») et Murielle Pucci (maître de conférence à l’UFR02 et auteur de « la possibilité de recours aux CDD est-elle favorable à l’emploi: une analyse des décisions des entreprises en environnement incertain»).

10H00 «Liberté et Sécurité» (débat théorique donc philosophique et politique mais aussi pratique : comment se défendre physiquement contre d'éventuels provoques des casseurs mardi qui seront au rendez-vous (habillement, quoi dans les poches, comportement minimaux, service d'ordre). Présenté et animé par François Aubral.

14H00 « Art et politique : spéculation ou action ? », débat alimenté
par des esthéticiens et des artistes de l'UFR et relayé par des personnalités extérieures.

15H30 «Que voulons-nous être comme artistes», rencontre avec les étudiants de Paris 8.


Dans le cadre de cette journée de lutte active contre le CPE, la salle d’exposition sera ouverte de 12 heures à 15 heures.

PROGRAMMATION : «Usual suspects»: Une programmation vidéo proposée par Etienne Bernard. Effroi, terreur, suspense, épouvante, angoisse…

samedi, mars 25, 2006

St Charles : Reconduction de l'occupation active

L'autre fac d'art de Paris continue sa mobilisation, après plusieurs semaines d'occupation active :

L'occupation active du centre St Charles (UFR 04 Arts plastiques, Science de l'art de Paris 1) a été reconduite jusqu'à mercredi matin 10h, heure de la prochaine AG. Des débats, conférences, etc. animeront les journées de lundi et mardi, pour que la fac ne soit plus uniquement un lieu de passage, mais un lieu de vie !